Les Chroniques d'Isaia

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 Extrait chapitre 1 - "Le Premier Âge"

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MessageSujet: Extrait chapitre 1 - "Le Premier Âge"   Dim 29 Nov - 14:20

- Peuple d’Arcadia, et vous courageux Aelundel…relevez-vous ! Je ne parle pas à des esclaves, je parle à des êtres LIBRES ! Je ne suis pas comme le Dieu ! Je n’exige pas de vous que vous vous agenouilliez devant moi et que vous agissiez envers moi comme vous agissiez envers Namenor ! Je ne suis pas un tyran ! Ne pas vous relever c’est me faire offense. Je ne souhaite pas être traité comme celui que je méprise !

Il y eut quelques regards surpris, mais tous obéirent et se relevèrent, contemplant ce libérateur qui n’exigeait d’eux aucune soumission. Leurs regards étaient emplis d’admiration, ce qui encouragea Neùri à poursuivre son discours. Les mots sortaient d’eux-mêmes de ses lèvres comme un doux et suave poison que buvait chacun de ses fidèles. Rien n’aurait su les détourner de l’idéal qu’il leur présentait, rien si ce n’est la mort, mais voilà une chose qui n’existait pas encore.

- Vous tous ici avaient pris d’énormes risques pour me faire revenir. Je ne vous décevrai pas. Je ne doute pas que ceux de Catair’Sin seront bientôt à nos portes, nous exhortant d’implorer le pardon du Dieu, c’est pourquoi je ne vous ferai pas l’affront d’un long discours. Quand ceux de Catair’Sin viendront, je vous défendrai. Mes dons sont à l’image des vôtres : ils évoluent. Au plus nous les utiliserons, au plus ils deviendront forts. Le Dieu a peur. Le Dieu vous jalouse, parce que votre pouvoir égale le sien, et que le mien a déjà prouvé qu’il le dépasse ! Ce que le Dieu veut vous empêcher de créer, c’est le progrès ! Mais c’est déjà trop tard… Vous, Angus, peuple d’Arcadia, votre connaissance de la magie est déjà profane. Ce que le Dieu exige de nous, c’est que nous travaillions, esclaves de Sa volonté, à créer un monde à son image. Mais son image n’est pas la nôtre…elle ne saurait l’être ! Voyez ce que nous pouvons faire, ensemble ! Voyez ce cercle, cette écriture, cette langue que vous avez crée ! La magie est un formidable pouvoir, et vouloir nous empêcher de l’utiliser est bien la preuve du règne tyrannique de ce Dieu. Si vous êtes ici, c’est que vous avez compris, vous aussi, l’absurdité de notre existence. Pourquoi sommes-nous ici ? Pour créer. Créer quoi ? La nature et les villes, les choses matérielles inutiles qui nous enferment encore plus sur cette terre dont nous ignorons encore tout. J’ai crée l’invisible…l’im…l’immatériel ! J’ai crée ce qui ne se voit qu’à travers le regard. Vous les avez tous ressenti au moins une fois. La peur…l’angoisse…la tristesse…la mélancolie…le mépris…la haine ? Je suis comme vous. J’ai été libéré par mes sentiments. J’ai compris que notre existence était bien trop cruelle pour continuer d’être menée ainsi. Devons-nous créer de vulgaires oiseaux et fleurs pour l’éternité, en voyant naître d’autres races destinées à être esclaves comme nous, et souffrir de ne jamais pouvoir changer ? Mes frères…mes amis…construisons un nouveau monde ensemble ! Un monde sans Dieu. Un monde où la magie sera la clé de notre changement. Un monde où chaque mot prendra enfin un sens. Construisons ce monde de liberté ! Devant vous je renie Namenor !!

La force et l’éloquence du discours ne laissèrent personne indifférent, et tous l’acclamèrent dans un tonnerre d’applaudissements et de cris. Neùri savoura cet instant où ses mots avaient enfin été entendus, mais alors qu’il se pensait vainqueur, des Aelundel dans la foule poussèrent les Angus sur leur passage et encerclèrent Neùri avec une expression de colère sur leur visage.

Shindara et Silvara eurent un geste de protection envers leur seigneur et sa servante, mais Neùri leur adressa un sourire empreint du même sadisme qu’il avait lu sur le visage des deux hommes, sans en savoir encore quelle en était la vraie nature.

- Neùri Arendroth ! Selon l’ultime décret du Saint Livre des Lois, moi, Mirahel, nouvellement doté de la fonction de Juge, je vous arrête et vous condamne à porter la Marque de la Honte ! Clama un Aelundel entièrement vêtu de blanc et portant fièrement dans sa main un bâton ailé.

- C’est un décret de trop, murmura Neùri, hors de mon chemin…

Neùri eut un rictus méprisant et pointa la paume de sa main vers Mirahel. Dans son esprit, des mots se formaient…des phrases…une voix étrange…

« Threda ! »

Un vent violent jaillit de la paume de Neùri et s’abattit sur Mirahel, le faisant décoller du sol et s’écraser plusieurs mètres plus loin sans qu’il ne trouve la force de se relever. « Je veux qu’il souffre physiquement, que la mélancolie devienne une plaie du corps ! » se mit à penser Neùri. Une lueur de haine s’illumina dans son regard. Les autres Aelundel voulurent l’approcher, mais il les repoussa à l’aide de la magie, et fut de nouveau acclamé par ses fidèles.

- Voyez la puissance de Notre Seigneur ! Aucun Aelundel ne peut lui faire face ! Il est le sauveur de notre peuple, le libérateur ! S’écria Tinivarita.

Et tous répétèrent ces mots : libérateur, sauveur, élu, Dieu

Mais, aussi acclamé qu’il fut, il commença à perdre confiance lorsqu’il s’aperçut que plusieurs dizaines d’Aelundel venus de Catair’Sin volaient dans le ciel et les observaient sévèrement. Certains portaient des chaînes, d’autres des livres anciens, tous se posèrent et l’on voulut leur barrer le passage, mais ils employèrent eux aussi la magie pour parvenir jusqu’à Neùri. On lui arracha Tinivarita des bras, on repoussa ses deux gardiens, et Neùri fut jeté pieds et poings liés devant ses fidèles sans qu’il ne puisse se débattre.

- Les Juges sont seuls détenteurs de la magie désormais, et possèdent le pouvoir d’infliger la Marque de la Honte à quiconque osera troubler l’ordre et la félicité de ces lieux. Neùri Arendroth, le Juge Mirahel a prononcé votre sentence. Demandez pardon Au Dieu ou vous expierez vos fautes.

- Demander pardon à ma création ? Souffla Neùri dans un rire méprisant.

- Vous blasphémez ! Cria le Juge en lui infligeant un coup de bâton dans les côtes.

- Même moi je peux influer sur son Magna… Namenor n’est qu’un pantin, comme vous… J’offrirai le pouvoir et la liberté à quiconque me suivra !

- Il suffit !

Neùri reçut un nouveau coup de bâton qui, cette fois, le força au silence, et les Juges se réunirent autour de lui, ouvrant lentement leurs livres couverts de runes et d’écritures saintes, puis ils se mirent à lire un dialecte étrange, et tandis qu’ils lisaient, le jeune Neùri sentait quelque chose posséder son corps.

Peu à peu, une sensation désagréable s’incrusta dans sa peau, dans chacun dans ses membres, dans son crâne, jusque dans son cœur même. Quelque chose de désagréable, de plus en plus intense, quelque chose qui commençait à le ronger de l’intérieur, comme des milliers d’épines s’enfonçant dans sa peau, parcourant ses ailes qui se noircissaient peu à peu, le faisant hurler face à ce que Namenor avait crée pour les infidèles : la douleur. Sa transformation semblait tellement horrible, ses cris tellement effroyables, que tous ses fidèles demeuraient choqués, le contemplant, impuissants, terrifiés de finir comme cet être qui se roulait au sol, incapable de se détacher, en proie à un ennemi invisible qui le détruisait. Ses ailes prenaient la couleur de l’obscurité, la Marque de la Honte, marque du péché, marque de la Déchéance.

- Neùri, vous êtes condamné à rejoindre le Nouveau Monde, crée pour la race humaine. Dorénavant, les portes de Catair’Sin vous seront fermées. Vous ne retrouverez plus jamais le chemin de la Cité d’Argent, ni même celui d’Arcadia, vous renaîtrez avec le poids de vos fautes sur Kristalia, ou vous prierez pour le pardon du Dieu. Soyez mortel, et souffrez.

Ceribe voulut intervenir, mais Dùmy faisant partie des Juges, elle l’en empêcha.

- NON ! Arrêtez ! Arrêtez ! Hurlait-il en voulant rejoindre Neùri.

- Arrête, hérétique ! Tes ailes vont se noircir, et tu porteras toi aussi la marque de la honte et du péché !

- Alors je m’arracherai les ailes, si c’est là le prix de la conscience !!

Ce fut les derniers mots que Neùri entendit avant d’être transporté malgré lui sur Kristalia.

Il n’eut aucun souvenir de son voyage dans le temps et l’espace, et se réveilla sur une terre sans nom, uniquement faite de roches noires et d’obscurité, ou la lumière du Dieu ne brillait jamais, où le ciel demeurait obscur et où la pluie n’avait de cesse de tomber, rendant la roche glissante et coupante.

Pour la première fois il connut la fatigue, la douleur, la faiblesse et l’impuissance. Ses ailes noires le faisaient tant souffrir qu’il ne parvenait pas même à voler, et il erra dans ces landes sans vie que l’on appela plus tard l’Ariangsar.

Par chance, il y trouva une petite caverne où il se terra un long moment en rêvant des jours passés dans l’obscurité, et, malgré sa solitude, il se sentit bien. Son seul regret fut de ne pas pouvoir espionner les réactions de ses fidèles face à sa condamnation. Sa réflexion le mena à penser qu’ils étaient trop apeurés pour le défendre désormais, et qu’il resterait seul ici pour l’éternité.

En observant l’orage qui grondait et les éclairs qui déchiraient le ciel, il prit conscience de l’injustice qu’on lui faisait subir. Il laissa le vent jouer avec ses cheveux, et leva son regard vers le ciel avec une lueur de mépris et de défi :

- Sont-ce là les pleurs d’un Père, ou la colère d’un fou ? Je doute encore de Ta bienveillance, et souhaiterais n’avoir jamais foulé cette terre avec ce corps que Tu as crée, et qui n’est qu’une prison pour nos âmes enchaînées à Tes lois, souffrant d’être si affaiblies alors que jadis elles étaient si grandes, là, dans l’immensité infinie du Néant

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