Les Chroniques d'Isaia

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 Extrait Chapitre 2 - Macrocosme

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MessageSujet: Extrait Chapitre 2 - Macrocosme   Dim 29 Nov - 14:23

Aesmir marqua une pause et s’assit sur le sol, à l’ombre d’un vieux cerisier couvert de gel. Elle fit signe à Florian de faire de même, puis sortit un mystérieux coffret qu’elle cachait dans l’une des poches intérieures de son habit. Celui-ci était entièrement fait de bois, recouvert de quelques dorures, et surmonté d’un croissant de lune et de deux pierres précieuses qui scintillaient doucement. Une sorte de clé dorée surmontait un étrange mécanisme fait de rouages, à peine camouflé par les formes gracieuses de l’objet.

Aesmir tendit le coffret à Florian. Il le prit entre ses mains, adressant un air interrogateur à son amie. Elle lui répondit par un sourire malicieux, puis reprit vivement son sérieux.

- Les Eldariens me l’ont donnée. C’est un présent…un signe de reconnaissance, en quelque sorte. Je ne connaissais pas leurs coutumes, mais j’ai de suite pris conscience de la grandeur de la civilisation eldarienne en voyant les survivants d’Eldair’Kan. Ils portent sur leurs épaules un héritage millénaire qui m’a subjuguée. La femme qui l’a donnée m’a dit que les Eldariens n’oubliaient jamais les noms de ceux qui se battaient pour eux, et elle m’a donné ce cadeau en gage de son amitié éternelle. Elle m’a dit : « Aesmir de Tergael, je prierai pour vous, et votre nom sera connu des Eldarien, tout autant que celui de Sina, pour avoir empêché l’extinction de notre race ». Et, en me donnant ceci, elle a ajouté : « Je ne vous donnerai ni arme ni armure, ni habit guerrier ni corne de guerre. Je vous donnerai un cadeau bien plus précieux encore que le mithril ou le lyniri. Je vous donne l’art et la beauté du peuple Eldarien, je vous donne l’amour et la sérénité de notre civilisation. Si notre peuple avait dû s’éteindre aujourd’hui, ce ne sont pas nos faits guerriers qui symboliseraient la grandeur des Eldarien, mais la simplicité et la poésie pure de ce que vous tenez entre vos mains. Nous vivrons encore à travers l’art et la musique, à travers ces chants que même les humains fredonnent. Nous avons gagné l’immortalité d’une manière que ceux de l’est ne pourront jamais comprendre. Acceptez cette boîte à musique, et transmettez à qui veut l’entendre la balade des deux amants… ».

Florian fut pris d’un certain malaise en entendant les paroles d’Aesmir, et abaissa un regard honteux et profondément gêné. Un long silence s’installa entre eux, jusqu’à ce que les griffes d’Aesmir ne s’empare délicatement du coffret, et en ouvre le couvercle. Alors, la clé du mécanisme s’actionna. Deux petites figurines taillées dans le cristal se levèrent, et entamèrent une petite danse, tandis qu’un parfum de fleurs émana soudainement des coussins de velours qui couvraient l’intérieur de la boîte. Une inscription eldarienne finement calligraphiée, perlée de minuscules pierres précieuses, semblait scintiller à la lueur de la lune, et un son aussi doux que le cristal fit alors écho dans l’Ilien.

On eut dit le son d’un Harphonia…

La Balade des deux amants, innocente et teintée d’une pointe de mélancolie, légère, douce, élégante, faisait écho dans la nuit et perçait le silence… Cet air eldarien que toutes les femmes avaient un jour fredonné et qui maintenant s’élevait de la petite boîte à musique, la Balade des deux amants, le symbole d’un amour interdit entre deux êtres de races différentes. L’amour condamné et piétiné par les guerres incessantes et les préjugés des hommes. Cet amour pur et candide que chantait un jour Silia, dame eldarienne de l’Eirun, contant à qui voulait l’entendre qu’elle aimait un Dragon de l’Empire. Leur fin fut tragique, digne d’un conte pathétique. Mais tous retenaient de leur histoire que le bonheur ne résidait ni dans la quête du pouvoir, ni dans les saints préceptes, ni dans les mensonges du Temple, ni dans la guerre, ni dans le sang, ou dans les frontières physiques et immatérielles qui séparaient les hommes. Le bonheur, c’était cet instant simple, rêve candide, cet espoir si futile d’un amour partagé entre un damné et une prêtresse qui se jouaient des lois établies… Juste un chant fredonné dans la nuit, sous le ciel, témoin secret de leur passion coupable…

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Extrait Chapitre 2 - Macrocosme
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