Les Chroniques d'Isaia

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 Extrait chapitre 7 - "Ombres"

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MessageSujet: Extrait chapitre 7 - "Ombres"   Dim 29 Nov - 14:40

- Le monde n’était pas prêt à recevoir un souverain tel que moi…

Florian voulut répliquer, mais Zane l’en empêcha. Elle savait mieux que lui comment s’adresser à Anadyr, et elle était persuadée d’être la seule à pouvoir comprendre l’esprit tordu qui dictait les actions de l’Empereur.

- Qu’as-tu fait pour ton peuple, Anadyr ? Qu’as-tu fait pour empêcher ton Empire si glorieux de s’écrouler ? Qu’as-tu fait pour ceux qui aujourd’hui même versent leur sang pour tes idéaux ? Si tu étais un bon souverain, tu aurais évité cela! Mais tu t’es borné à vouloir la domination totale de Kristalia au lieu d’accorder une trêve à notre peuple ! Enfin…après tous ces siècles d’horreur et de guerres stupides…enfin je peux voir la faiblesse de cet Empire pourrissant ! [...] Ouvre les yeux ! Lui cria-t-elle avec autorité.

Anadyr se retourna vivement vers elle, l’observant attentivement tandis qu’elle parlait. Son regard se fit plus sombre, et la haine déforma les traits de son visage tandis qu’il se mettait à vomir des flots de paroles méprisantes en s’agitant :

- Les imbéciles ne changeront jamais… Oh non ! Ce n’est pas à moi d’ouvrir les yeux ! Ces idiots…au nom de quelques légendes poussiéreuses, ils sont prêts à tout abandonner… Quelle naïveté…pensez-vous vraiment que ma mort changera quelque chose à tout cela ? Si vous autres n’aviez pas cherché à contrer ma domination, vous auriez pu vivre en paix sous la régence de mon Empire, mais il a fallu que vous sortiez les grands mots ! Liberté et Soumission, Bien et Mal, Lumière et Obscurité, est-ce que tout cela à un sens ? Ridicule…comme si ma mort changerait quelque chose au cœur humain ! Je regarde mon Empire s’écrouler, et je me dis que ces années d’efforts sont gâchées par des idiots bornés incapables de voir que ce qui les mènent au combat est le même sentiment exécrable qu’ils combattent à travers l’autorité que j’incarne. Ils veulent la paix, le bien, l’arrêt de la guerre !

Sont-ils fous de croire en des idéaux aussi stupides ? Quand bien même vous parviendriez enfin à m’abattre, moi, votre cible privilégiée…que ferez-vous ensuite ? Qui récupèrera mes terres ? Qui s’appropriera cette victoire ? Pensez-vous que ma mort suffira à chasser les ténèbres du cœur des hommes ? Etes-vous sains d’esprit ?! Ha…oui…vous pensez sans doute à cette légende stupide disant qu’une fois l’influence du Dieu Sombre écartée d’Isaia, un nouvel Âge naîtra, et le monde vivra en harmonie, sérénité de la nature et entente amicale avec les autres races et autres stupidités inventées par les prêtres incapables de se mettre dans le crâne que la condition humaine est pourrie et le restera jusqu’à ce que quelqu’un comme MOI s’empare du pouvoir et montre à ces illuminés la vraie nature des hommes !

Dois-je mourir pour cela ? Comment ? Vous me blâmez d’avoir tué des milliers d’innocents ? Ils n’avaient qu’à rejoindre l’Empire. Ils avaient le choix. Ils sont restés sur mon chemin malgré les avertissements. Dans un jardin, pour permettre aux plus belles plantes d’avoir l’espace suffisant pour éclore, il faut d’abord arracher les mauvaises herbes : c’est ce que j’ai fait. Et c’est ce que VOUS avez fait !

[...]

J’ai restauré l’Empire et ses glorieuses conquêtes ! J’ai anéanti ceux qui refusaient d’admettre que l’Empire était la seule solution pour ce monde corrompu de se redresser et de se libérer des traditions anciennes qui enchaînent l’esprit à des idioties perpétuelles et inutiles ! Vous me blâmez de vous avoir montré la vérité ? Zane…vous-même avez été élevée dans le mensonge ! [...]…si vous aviez vécu auprès de moi, quelle sublime femme vous auriez été sur ce trône fait pour vous… Ensemble, nous aurions pu faire de grandes choses. Mais votre génération vit dans la lâcheté et le refus de la réalité. Oui, nous sommes des assassins, nous tuons par plaisir et nous dominons autrui car c’est là la loi naturelle et c’est ce qui nous distingue des bêtes, et nul dieu ou je ne sais quelle entité provenant des fables n’est à l’origine de notre comportement. Nous sommes libres de nos choix, libres de réécrire ce maudit destin !

Oh oui…la cité d’Edonis, les prophéties…autant d’artéfacts qui auraient convaincus n’importe qui de se mettre à genoux devant Dieu ! Mais NOUS sommes DIEU ! NOUS avons bâti Edonis. NOUS avons écrit les prophéties. Les plus grandes choses ont été faites de la main de l’homme ! NOUS n’avons pas besoin de Dieu ! L’art interdit, comme vous l’appelez, n’est une magie profane que parce que les gens de votre espèce en étaient si terrifiés qu’ils préféraient chasser ceux qui étaient capables de l’utiliser que de mettre en danger leur vie. Tout ce que vous faites, la raison pour laquelle vous agissez n’est que le fruit de votre peur ! Vous voulez survivre, vous êtes des animaux traqués, alors vous déguisez votre lâcheté sous le nom de Liberté, et vous tuez tous ceux qui menacent votre survie…

Vous n’êtes pas différents des autres. Seulement vous ne pouvez pas accepter ce que vous êtes réellement. Nous ne faisons que recréer le monde comme nous voulons qu’il soit. L’Empire a prospéré durant tout ce temps uniquement parce que ma vision idéale de ce monde était la plus forte. Mais à présent, c’est à vous d’imposer votre dictature, Zane. A vous, [...], d’imposer votre idéal comme je l’ai fais. Vos alliés vous obéissent aveuglément, jusqu’au jour où un autre viendra, et les séduira avec une autre image, un autre idéal que le vôtre…alors seulement, ma chère sœur, comprendrez-vous votre erreur…et la situation dans laquelle vous m’avez plongée.

Et maintenant… ? Vous allez me tuer ? Mais je suis prêt. Je suis prêt à me défendre. Ma mort sera aussi glorieuse que la vie que j’ai menée. Et je sais bien, [...] , que votre présence ici sonne le glas de ma funeste destinée. J’avais le choix. Mais je voulais voir jusqu’où vous iriez, jusqu’ou votre foi aveugle vous conduirez. Oui, je vous félicite d’être arrivée jusqu’à moi. Je pensais que vous arriveriez trop tard, et que ce Dwyre viendrait achever la vengeance de cette race impie ennemie de mon Empire depuis des décennies. Et bien ma sœur, puisque vous êtes venue jusqu’ici, je tuerai votre ami, et nous attendrons ensemble l’arrivée de ce traître… Vous voulez vous battre, hum ? Alors…ainsi soit-il."

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Extrait chapitre 7 - "Ombres"
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